Budget 2027 pour l'Ecole

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Présentation du projet de loi de finances pour 2027 pour l’Éducation nationale

 

Garantir les ressources pour notre École, premier service public de l’État

Avec un budget de 64 Md€ en 2027, hors compte d’affectation spéciale (CAS) Pensions, l’éducation nationale dispose de moyens en hausse dans un contexte d’effort national de redressement des comptes publics. Elle demeure le premier budget de l’État.

Avec des crédits en hausse de 1,2 Md€ au format constant par rapport à 2026, le projet de loi de finances (PLF) 2027 conforte la trajectoire de hausse des moyens dédiés au service public de l’éducation, avec une enveloppe augmentée de 15,2 Md€ par rapport à 2017 (+ 31 %).

La baisse démographique observée en population générale s’accompagne d’une baisse continue du nombre d’élèves : près de 650 000 élèves en moins dans le 1er degré public entre les rentrées 2017 et 2026. Malgré cette baisse du nombre d’élèves, le PLF propose 3 257 créations d’emplois (public et privé, hors enseignement agricole) qui se décomposent en trois blocs : enseignants, autres personnels, élèves et stagiaires enseignants en formation initiale.

Ce projet de budget en augmentation permet la mise en œuvre de quatre priorités :

  1. Poursuivre la baisse du nombre d’élèves par classe et améliorer l’offre éducative sur tout le territoire
  2. Renforcer la protection des élèves
  3. Achever la réforme du recrutement et de la formation initiale des personnels enseignants
  4. Investir dans la modernisation et la sécurisation des systèmes d’information.
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Poursuivre la baisse du nombre d’élèves par classe et améliorer l’offre éducative sur tout le territoire

Le ministère poursuit une dynamique durable de baisse du nombre d’élèves par classe en limitant significativement les reprises d’emplois au titre de la baisse démographique par rapport à 2026.

Ce sont près de 180 000 élèves de moins qui sont attendus à la rentrée 2027, contre 160 000 de moins à la rentrée 2026, dans un contexte de nette accélération de la baisse démographique.

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Il faut bien sûr prendre en compte la réalité démographique et adapter l’offre scolaire à ce phénomène majeur. Des classes devront être regroupées, mais le ministère porte deux changements majeurs :

  • un changement de méthode en travaillant au niveau des bassins de vie à proposer une offre scolaire accessible, dans un dialogue étroit avec les élus et les acteurs locaux, pour en déduire un schéma d’emplois pluriannuel plutôt que l’inverse, c’est-à-dire plutôt que d’imposer depuis Paris des suppressions de postes dans les territoires ; une expérimentation en ce sens est en cours dans 18 départements, et le schéma d’emplois arbitré dans le PLF permettra de donner une suite favorable aux propositions venant du terrain ;
  • un changement de fond consistant à préserver l’essentiel de ces postes libérés par la baisse démographique pour faire baisser le nombre d’élèves par classe, améliorer l’offre éducative, notamment au profit des élèves les plus fragiles, et renforcer les marges d’autonomie des écoles et des établissements. Un tiers est « rendu », deux tiers sont conservés pour améliorer les conditions d’apprentissage.

La reprise de 100 % des effets de la démographie aurait conduit à reprendre plus de 9 600 emplois d’enseignants (public et privé) en 2027, mais seuls 3 644 postes sont repris au titre de la baisse du nombre d’élèves.

2 056 emplois enseignants seront par ailleurs alloués aux établissements pour améliorer l’offre éducative, ouvrir de nouvelles structures pour les élèves en situation de handicap, accompagner l’expérimentation de la nouvelle carte scolaire dans les 18 départements et accompagner la réforme de la formation initiale des enseignants.

Le solde net est donc une reprise de 1 588 ETP enseignants, à comparer au retrait de 4 000 ETP enseignants dans la loi de finances initiale (LFI) 2026 (public et privé). Dans le public, le solde est une reprise de 1 250 ETP enseignants.

Le PLF 2027 prévoit par ailleurs 1 804 créations d’emplois en faveur de la protection et de l’accompagnement des élèves (voir partie 3) et 3 041 créations d’emplois pour les élèves fonctionnaires et stagiaires enseignants en formation initiale, soit un total de 3 257 créations de postes pour le ministère.

Cette politique permet de réduire le nombre d’élèves moyen par classe dans le 1er degré public (de 23,2 en 2017 à 20,6 pour 2027).

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Dans le 2d degré, le taux d’encadrement, exprimé en nombre moyen d’heures hebdomadaires d’enseignement délivrées par élève, ne cesse de progresser depuis 2020.

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Renforcer la protection des élèves

Le PLF prévoit la création de 1 804 emplois pour renforcer la protection et l’accompagnement des élèves le nécessitant :

  • 1 300 postes d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) supplémentaires, ce qui portera la hausse du nombre d’AESH recrutés à près de 75 % entre 2017 et 2027 ;
  • 304 postes de personnels médico-sociaux et de postes pour les cellules de recueil des signalements ;
  • 200 postes de conseillers principaux d’éducation (CPE).
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Le ministère de l’Éducation nationale est particulièrement mobilisé pour la scolarisation des enfants en situation de handicap et l’accompagnement des familles. Depuis 2017, le nombre d’élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire a augmenté de 64 %. Cette progression s’est accompagnée d’un renforcement important des moyens alloués à l’École inclusive : dans le PLF 2027, 4,9 Md€ y seront consacrés, soit 2,7 Md€ supplémentaires par rapport à 2017.

Le nombre d’assistants d’éducation (AED) est stabilisé. Il n’y a pas de baisse ni en 2026 ni en 2027.

 

Achever la réforme du recrutement et de la formation initiale des enseignants

Le PLF prévoit la création de 3 041 emplois pour des élèves et stagiaires enseignants en formation initiale.

La réforme de la formation initiale permet d’offrir à ceux qui s’engagent dans la profession une formation rémunérée de deux ans (plus de 1 400 € net la première année et près de 1 800 € net la seconde) accessible par concours dès un niveau bac + 3.
2027 sera la seconde année où les anciens concours à bac + 5 coexistent avec les nouveaux concours à bac + 3.

Cette réforme engagée l’an dernier a déjà porté ses fruits.

  • Dans le 1er degré public, 13 121 postes ont été ouverts en 2026, toutes voies confondues (contre 9 832 en 2025). Plus de 50 800 candidats étaient présents, soit plus du double de 2025 (23 736 présents). 97,1 % des postes ouverts ont été pourvus.
  • Dans le 2d degré public, 16 731 postes ont été ouverts à la session 2026 (toutes voies confondues et concours avec affectation locale à Mayotte et Guyane compris). 96,1 % des postes ouverts ont été pourvus. Le nombre de présents aux concours est passé de 48 651 en 2025 à 70 855 en 2026.

 

Investir dans la modernisation et la sécurisation des systèmes d’information

La priorité est donnée aux systèmes d’information et au numérique avec une enveloppe en augmentation de 13 M€ en 2027.

Depuis 2022, le budget en faveur des dépenses informatiques du ministère a augmenté de 40 M€ et a permis :

  • d’accroître les financements en faveur de la sécurisation des systèmes d’information dans un contexte de fortes menaces ;
  • de développer le numérique éducatif ;
  • de répondre aux enjeux de transformation numérique, de rénovation et d’adaptation permanente des systèmes d’information.

 

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Mise à jour : octobre 2026